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Nom de nom, j'avais oublié de vous parler de ma récolte urbaine!
Pourtant, pour une première et malgré l'essaimage de l'unique ruche originelle, elle n'est pas si mal.
L'épique récupération de l'essaim
A Pâques la ruche s'était divisée... J'ai récupéré l'essaim fugueur, au péril de ma vie et au risque de faire brûler mon gigot ainsi que de réchauffer mon apéro que nous partagions quelques amis
et moi. Il s'était posé au bout du bout de la branche du sapin de mon voisin. Ce dernier étant absent, j'ai passé ma plus belle vareuse de cambrioleur, escaladé le mur, grimpé à l'arbre, fait
frissoner l'assistance médusée et probablement impatiente de me voir tomber (un peu Arsène Lupin finalement) et récupéré l'essaim dans une boite en carton après avoir fait le singe en me
balançant sur la branche (plutôt comte de Greystoke, en fait).
Finalement, mon gigot a été réussi, mon apéro englouti à peine tiède et j'y ai gagné une deuxième colonie.
L'improbable récolte
Mais bon, une colonie qui essaime à Pâques c'est une colonie qui s'affaiblit (c'est sa reine qui est partie avec la moitié de ses filles). et la moitié de la colonie qui a pris la poudre
d'escampette avec la reine, doit se refaire un logis... Bref, dans un cas il faut que les abeilles orphelines élèvent une reine, qu'elle se fasse féconder et que tout ce petit monde se mette à
bosser pour vivre (et non l'inverse). De l'autre, il faut que tout le monde pose ses bagages, trouve la ruchette a son gout, retapisse un peu les alvéoles, et fasse provisions pour l'hiver. Bref,
une récolte de miel dans ces conditions là, c'était pas gagné...
Et pourtant, on a sorti 10kg !