Dimanche 1 novembre 2009
Tiré du Courrier International - 29/10/09

Certains jours de la semaine, Mélanie Coates troque ses talons aiguilles d’attachée de presse de l’hôtel Royal York, à Toronto, pour enfiler sa coiffe métallique d’apicultrice afin d’aller rendre visite à des milliers de petites butineuses. Pas besoin d’aller très loin. Au plus fort de l’été, près de 100 000 abeilles bourdonnent parmi les gratte-ciel, sur le toit du Royal York.

Depuis l’an dernier, l’hôtel, qui porte sur son toit un vaste jardin d’herbes et un petit potager, a décidé de se convertir aux joies de l’apiculture urbaine. “Notre chef voyait des tonnes d’insectes et d’abeilles butiner ses plantes, même en plein centre-ville. Il s’est dit : pourquoi ne pas avoir nos propres ruches et produire notre propre miel ?” raconte Mélanie Coates.

Ces abeilles urbaines, qui vont butiner jusque dans les îles de Toronto, sur les penthouses et dans les parcs environnants, ont produit pas moins de 160 kilos de miel à la fin de l’été dernier. Cette année, on ­en prévoit 450 kilos. De quoi répondre à 70 % des besoins annuels en miel des cuisines du Royal York. Appelé rooftop honey, ce “miel de béton”, qui a remporté quelques prix, est maintenant servi avec une assiette de fromages aux clients de l’hôtel.

Pour veiller à l’essor de la petite colonie, l’attachée de presse est devenue membre de la coopérative des api­culteurs du Grand Toronto, où elle peaufine ses connaissances sur les insectes mellifères. La chaîne d’hôtels Fairmount est à ce point ravie de l’expérience que des ruches ont été installées cet été sur les toits de ses hôtels à Halifax, à Vancouver, et que l’on projette d’en faire autant au Château Frontenac, à Québec. Bannis de la plupart des villes par des ­règlements municipaux, les ruchers urbains effectuent pourtant un retour en force, notamment aux Etats-Unis, où de nombreux citoyens tentent de faire changer les lois. Décimée par les insecticides, les virus et la culture de plantes génétiquement ­modifiées, la population des ruchers d’abeilles sauvages et domestiques connaît une forte décroissance. ­L’élevage d’abeilles urbaines est perçu comme une façon de lutter contre la disparition de ces petites bêtes, tout en produisant un miel local.

De la côte Est à la côte Ouest, les pressions se multiplient, de telle sorte que l’apiculture “de terrasse” vient d’être légalisée à Denver, dans le Colorado, tandis que New York envisage d’autoriser les ruchers sur les toits de Manhattan. Idem pour les poules, que de plus en plus de citadins aimeraient voir picorer dans leur arrière-cour. Plusieurs élèvent déjà des poulettes en cachette, histoire de pouvoir récolter des œufs frais. A Vancouver, à Owend Sound et à Toronto, les autorités municipales se penchent sur la question, tandis qu’à Niagara, à Guelph, à Brampton et à Victoria, les volailles urbaines ne sont plus hors la loi.

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Lundi 21 septembre 2009
Que vous soyez un particulier ou une entreprise, "Un toit pour les abeilles" vous propose de participer activement à la sauvegarde des abeilles en parrainant une ruche.
vous recevrez le fruit du travail des abeilles que vous avez contribués à sauvegarder.
http://untoitpourlesabeilles.fr/index.php

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Lundi 21 septembre 2009

creative commons blentley

d'après info AFP
L'apithérapie est une médecine alternative basée sur l'utilisation du miel, du pollen, de la gelée royale, de la cire ou de la propolis.
On la connait depuis la nuit des ruches, et pourtant, notre médecine allopathique n'en fait aujourd'hui pas grand cas comme le regrette Ghislaine Pautard, assistante du professeur Bernard Descottes, du CHU de Limoges, pionnier de la recherche sur la cicatrisation par le miel.

Dommage car cette thérapie alternative "marche aussi bien que les produits classiques", selon elle.
"Dans notre hôpital, on utilise les pansements classiques mais quand on arrive à un certain stade d'évolution de la plaie, on utilise du miel et cela peut avoir des résultats extraordinaires, le miel permet une cicatrisation rapide et esthétique", souligne-t-elle.
Le CHU de Limoges a ainsi "fait l'économie de centaines de journées d'hospitalisation" en accélérant la cicatrisation des patients, assure-t-elle.
L'apithérapie pourrait permettre d'élargir le choix des traitements pour un coût nettement inférieur aux produits classiques, une perspective intéressante pour les pays pauvres où des populations entières sont privées du droit d'accès
aux médicaments, fait-elle remarquer.

creative commons lithfin

"En Roumanie, nous sommes des privilégiés car l'apithérapie est reconnue", souligne Cristina Mateescu, docteur en biochimie et directrice du Centre médical d'apithérapie de Bucarest, le premier du genre dans le monde, créé en 1984.

Les produits de la ruche peuvent être utilisés comme médicaments ou suppléments nutritionnels, explique-t-elle.
Le venin de l'abeille permet de soigner la sclérose en plaques,indique-t-elle, citant le cas d'un patient de 18 ans atteint de cette maladie et ayant suivi en Roumanie un traitement à base d'injections d'apitoxine (le venin de l'abeille).
"Il a 26 ans aujourd'hui et les taches de démyélinisation (symptome de la sclérose en plaques) ont disparu", assurre le docteur Mateescu.

"La Roumanie est très en pointe sur l'apithérapie car c'est un pays qui n'a pas eu beaucoup de médicaments et beaucoup d'apiculteurs", souligne Patrice Percie du Sert.
Mais "en France, c'est pas gagné, l'ordre des médecins ne jure que par l'allopathie", c'est à dire la médecine conventionnelle, ajoute-t-il.
Pourtant, "l'homme sait depuis longtemps que les produits de la ruche sont bons pour la santé", souligne Henri Clément, président de l'Union nationale des apiculteurs français (UNAF).

Les Romains, les Grecs, les Incas l'utilisaient. Les Egyptiens connaissaient les propriétés anti-infectieuses de la propolis et s'en servaient pour embaumer leurs momies.
Les abeilles font de même, raconte Henri Clément: "quand une souris pénétre dans une ruche, ce qui peut arriver parfois, les abeilles la tuent et faute de pouvoir l'évacuer la momifient sur place en l'enduisant de propolis".

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Lundi 21 septembre 2009
 
Les Britanniques cèdent un petit coin de jardin pour sauver les abeilles


flickr creative commons
LONDRES, 20 sept 2009 (AFP) - Les Britanniques sont de plus en plus nombreux
à oeuvrer contre le déclin rapide des abeilles butineuses, un phénomène signalé
dans le monde entier, en installant des ruchers dans leurs jardinets en pleine
ville.
Le regain d'intérêt pour la tradition ancestrale de l'apiculture découle
de l'inquiétudes croissantes en matière de sécurité alimentaire, et traduit une
volonté d'agir pour protéger l'environnement.

L'association des apiculteurs britanniques (BBKA), créée en 1874, a
enregistré une progression de 10% du nombre de ses membres au cours des douze
derniers mois, avec plus de 15.000 adhésions.

Jon Harris, 43 ans, est encore un apiculteur novice. Il s'est lancé dans
l'aventure il y a tout juste six mois et sa première récolte cet été s'est
avérée plus qu'encourageante.
L'unique ruche installée dans son petit jardin de Brixton (un quartier à la
population très dense du sud de Londres) a produit vingt kg de miel "ce qui
prouve qu'il y a quelque chose qu'elles aiment dans les alentours", se
réjouit-il, enveloppé dans sa tenue de protection blanche tandis que voltigent
autour de lui des centaines d'abeilles.
Profitant d'une abondance de temps libre après son licenciement en mars, le
quadragénaire a participé à une journée de formation sur l'apiculture en milieu
urbain.

Mais si les abeilles prospèrent dans son jardin, elles sont dans une
situation critique au niveau mondial.
Quelque 10.000 professionnels de l'apiculture d'une centaine de pays et 500
chercheurs se sont réunis du 15 au 20 septembre au sommet mondial Apimondia 2009 à
Montpellier (sud de la France), afin d'élucider le mystère du syndrome
d'effondrement des colonies d'abeilles (CCD).

Ce syndrome, qui peut décimer 90% d'une colonie, a été répertorié dans une
partie de l'Amérique du nord, en Europe mais aussi en Asie.
"Le déclin est patent", indique Chris Deaves, l'un des responsables de
l'association des apiculteurs britanniques. "L'hiver dernier au Royaume-Uni,
nous avons perdu environ 21%" de la population d'abeilles, et "l'hiver précédent
entre 25 et 30%".
Les experts d'Apimondia ont cité en particulier pesticides, virus et
agriculture intensive pour expliquer ce déclin.


ici, ruches placées sur le toit d'un immeuble de Clermont Ferrand ... en France. (flickr creative commons)


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Mercredi 17 juin 2009
Il me tarde de voir arriver mes essaims !...

Commandés en partie en octobre puis en avril à un apiculteur spécialisé dans la Warré, mes 4 essaims ne sont toujours pas disponibles !
Après l'impatience et l'énervement, l'attente se fait donc dans la résignation.
Je ne placerai pas mes essaims avant fin juin, c'est fâcheux, mais c'est ainsi.
Surement une récolte qui me passera sous le nez !



Lot de consolation, une ruche pleine à craquer...

Heureusement, une des ruches déjà en place est en en bonne voie d'abondance. Mes butineuses sont productives et la famille profitera assurement d'une belle récolte, au moins pour cette ruche ! Bien sûr 1 rûche, c'est ridicule, sauf si l'on considère la société des abeilles comme un petit miracle en soit.
En attendant, pour tuer le temps, je m'essaie à la capture sauvage d'essaims en ville.



Une ruche dans la ville

Faute de mieux donc, j'ai placé dans mon jardin en ville, une ruche piège.
Parce que oui, il est interessant de souligner que mes butineuses sont à la campagne quand ma famille et moi vivons en ville. La Warré présente cet avantage certains d'être parmi les ruches les plus autonomes puisqu'on laisse aux abeilles suffisement de leur miel en hiver pour qu'elles se débrouillent seules. J'ai choisi cette apiculture pour pouvoir les laisser vivre loin de moi, en auto-suffisance, et aussi pour son approche très naturelle du monde des abeilles.
L'hiver à été long et très rude en Ardèche. Les premières neiges sont tombées en novembre et on en trouvait encore des traces au moins d'avril. Aussi, dépassant les consignes Warré sur l'auto suffisance des abeilles, j'avais envisagé de nourrir mes abeilles à la première visite de printemps avec un petit remontant bien mérité: le pain de candy.
Malheureusement, une seule des deux ruches que j'avais placées dans ma belle ardèche en a profité, l'autre étant déjà morte de famine !...



Mais revenons à nos moutons nos essaims (les moutons, ce sera dans un autre billet)

Faute de mieux disais-je, j'ai placé dans mon jardin de ville une ruche piège (photo ci dessus). Une Dadant reconvertie et redimensionnée en Warré, avec fenêtre en plexiglas à l'arrière, barettes amorcées au centre mais pas de spoilers ni d'attire-essaim, je n'en avais pas sous la main. Et je laisse donc la nature faire son oeuvre puisque les abeilles flirtent outrageusement  avec mes fleurs et mes arbustes. Le seul coup de pouce que j'ai décidé de donner au mariage souhaité des be(i)lles citadines et de ma ruche réside dans son emplacement : en haut d'une échelle pour être au plus près d'un arbuste mélifère dont elles sont particulièrement friandes ! Sur la photo on ne voit pas encore le système de sécurité anti dégringolade d'enfants, mais il ne saurait tarder.
En tout cas, si les ventilleuses viennent squatter ce logement social urbain, je vous fais signe !...



Quelques temps plus tard...

Aucune abeille n'a fondé de famille au sein de ma ruche piège (c'était peut être un peu prétentieux d'attendre, sans attire essaim, des bestioles qui trouvent, semble-t-il aisément, lieux et nourritures pour vivre à leur guise en ville).
Je projetais donc, suite à cet échec expérience, de placer une ruche et un attire essaim, voire des ruches pleines dans mon jardin (250 mètre carré environ) dés l'année prochaine.
Or, après la récolte, début septembre, de mon rûcher ardéchois, j'ai rappatrié en ville quelques cadres, qu'une fois vidés, je laissais en pâture à nos abeilles urbaines...
Une centaine d'abeilles butinant les rayons, plus tard (et en quelques heures seulement!)... je décidais d'y réfléchir à deux fois et de faire un travail de sensibilisation intensif auprès de mes voisins, avant de faire camper 50 à 100 000 de mes copines dans mon jardin !...






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  • : Homme
  • : une plume, un oeil, deux visions convergentes sur le monde des abeilles.

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